Le procès des personnes inculpées dans l’affaire de passeports béninois délivrés à des Camerounais a repris, ce lundi 28 février, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Appelé à la barre après une première suspension, Florent Agbo, ex directeur de l’émigration et de l’immigration affirme avoir été victime de sa volonté d’aider les gens pour l’établissement de passeports.

Reprise ce lundi de l’affaire passeports à la CRIET après le renvoi du 07 février dernier. Après une suspension, l’ex directeur de l’émigration et de l’immigration fut invité à la barre. Florent Agbo déclare à la Cour qu’il n’est pas directement lié à l’établissement de passeports. Il affirme avoir donné le privilège au chef service passeport pour valider les dossiers. Le commissaire de police reconnaît en outre avoir fait venir des Camerounais gardés au commissariat central de Cotonou. Avec eux, il avoue avoir eu un entretien d’environ 05 minutes. Florent Agbo affirme être victime de sa volonté d’aider les gens (autorités à divers niveaux, cadres, parents d’élèves, et autres) pour l’établissement de passeports.
Avant lui, sa secrétaire est la première à faire sa déposition. Dame Adjagba, fonctionnaire de police affirme que les dossiers lui ont été remis par son parton pour enrôlement. La secrétaire explique avoir reçu un coup de fil lui demandant d’aller au portail de la direction de l’émigration et de l’immigration chercher trois Camerounais. Ce qu’elle avoue avoir fait. Elle a par ailleurs déclaré à la Cour qu’elle a été appelée au téléphone par un certain Abdoulaye après l’interpellation des Camerounais à l’aéroport de Cotonou. Ce dernier, explique-t-elle, lui disait d’informer son patron. Il sait gérer ces situations, et ce n’est pas la première fois que ce genre de situation arrive, lui disait son interlocuteur au téléphone.

F. A. A.

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