L’épidémie de choléra sévit au Bénin. En 2021, 1533 cas ont été enregistrés avec 20 décès.

Selon les statistiques rapportés par Mes vaccins, le Bénin a enregistré l’année dernière, sa première vague épidémique de choléra entre mars et avril, dans la commune de So-Ava, dans l’Atlantique, avec 103 cas dont trois confirmés en laboratoire et zéro décès.
La deuxième vague épidémique selon le site, a débuté en septembre 2021, avec 1430 cas et 20 décès (CFR : 1,4 %), et rapportés du 1er septembre 2021 au 16 janvier 2022.
Parmi ces cas, la culture des selles effectuée sur 41 échantillons au Laboratoire, a confirmé qu’il s’agissait du sérogroupe O1 de Vibrio cholerae.
Parmi les cas signalés au cours de la deuxième vague, 53 % (n=758) étaient des femmes et 62 % (n=887) étaient âgés de 16 à 45 ans. Des cas ont été rapportés dans 09 départements du pays, notamment Alibori, Atacora, Atlantique, Borgou, Collines, Donga, Littoral, Mono et Oueme. Le département du Borgou, l’épicentre de l’épidémie, a signalé une augmentation des cas de choléra de la semaine 43 (se terminant le 31 octobre) à la semaine 50 (se terminant le 12 décembre), avec 841 cas signalés, dont 71% des cas (n=597) dans la commune de Parakou.

Principaux facteurs attribués au choléra
Selon Mes vaccins, l’insuffisance de l’hygiène et de l’assainissement, l’absence d’infrastructures d’hygiène publique, l’approvisionnement limité en eau potable, la défécation en plein air, la mauvaise pratique du lavage des mains sont entre autres, les principaux facteurs attribués à l’initiation et à la propagation continue des épidémies de choléra au Bénin.
Au regard des risques de transmission transfrontalière, les voyageurs devront respecter les consignes ci-après : se laver les mains, avant les repas, avant toute manipulation d’aliments ou après passage aux toilettes. En l’absence d’eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique peut être utilisé (seul moyen de prévention ayant prouvé son efficacité). Se sécher les mains après lavage avec un linge propre (éviter l’usage des serviettes collectives) ou, à défaut, les sécher à l’air ;
préférer les plats chauds (les buffets froids ou tièdes des restaurants peuvent comporter des risques) ; éviter de consommer de la nourriture vendue dans la rue sauf si elle est bien cuite et le récipient encore fumant ;
ne consommer que de l’eau en bouteille capsulée (et ouverte devant soi) ou, à défaut, rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons) ou par une désinfection (produits à base de dichloroisocyanurate de sodium ou hypochlorite de sodium) éventuellement précédée d’une filtration (filtre portatif) si l’eau est trouble ;
ne pas consommer telle quelle l’eau en sachet ;
éviter la consommation de glaçons ; éviter les jus de fruits frais préparés de façon artisanale ; ne consommer du lait que s’il est pasteurisé ou bouilli et que la chaîne du froid est assurée ; laver ou peler les fruits soi-même après s’être lavé les mains ;
éviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés ; éviter les glaces artisanales (glaces industrielles de moindre risque si l’emballage est intact) ; bien cuire les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés.
Compte tenu de la porosité des frontières, le risque national et régional de cette épidémie selon Mes vaccins, est évalué comme élevé, tandis que le risque au niveau mondial est considéré comme faible.

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