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La Banque mondiale apporte 75 millions de dollars au Bénin

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Le groupe de la Banque mondiale vient une fois de soutenir les efforts entrepris par le Bénin en vue d'améliorer la gestion des forêts, faciliter l'approvisionnement en bois de chauffe dans les principales villes du pays et renforcer les filières des produits forestiers non ligneux au profit des communautés tributaires des forêts.
Ainsi, le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé le 30 mai un don de l'Association internationale de développement (IDA) d'un montant de 75 millions de dollars.
Les actions du gouvernement trouvent un avis favorable auprès de l'institution financière.
Après la gestion de l'inondation dans la ville de Cotonou avec l'approbation de 100 millions de dollars, c'est à travers le Projet pour la gestion des forêts classées concernant 11 réserves forestières recouvrant 917 951 hectares, soit 63 % de la superficie totale (1 457 247 ha) des 46 forêts classées que compte le pays qu'un montant de 75 millions de dollars de l'IDA a été validé.
Le communiqué rendu public à cet effet, indique que " le projet s'attachera à mettre en place des mécanismes incitatifs en faveur des activités d'agroforesterie et d'intensification agricole et à améliorer la maîtrise des feux de brousse, tout en développant des plantations pour la production de bois de chauffe sur des terres boisées dégradées afin de satisfaire les besoins énergétiques importants des centres urbains".
Il est à préciser que "le projet s'emploiera également à accroître l'efficacité de la production de charbon de bois, améliorer la gestion de la transhumance et développer les chaînes de valeur des produits forestiers non ligneux".
Selon Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, "En dépit d'un environnement institutionnel solide en matière de gestion du secteur forestier, le Bénin est confronté à un recul inquiétant de ses forêts. La surface forestière béninoise est passée de 8,12 millions d'hectares en 2007 à 7,9 millions en 2016, soit un déclin de plus de 215 000 hectares. Aujourd'hui, il faut agir pour inverser cette tendance".
Ce financement vise à " lutter contre les processus de déforestation et de dégradation des forêts classées liés aux coupes de bois de chauffe, le projet financera la création de plantations pour la production durable de bois-énergie, ce qui permettra de répondre à la demande croissante que connaissent les villes de Cotonou, Abomey-Calavi et Porto-Novo".
"Quinze mille hectares d'acacias seront ainsi plantés. Le projet encouragera les agriculteurs à appliquer un système de culture intercalaire (taungya) consistant à complanter la terre de cultures agricoles (maïs, arachide, soja) et d'acacias. Il mettra pour cela en place des contrats à la performance qui permettront aux agriculteurs de participer à la création des pépinières, à la plantation et à l'entretien des acacias. Les éleveurs seront également intégrés dans ce dispositif d'incitation", précise-t-on.
A en croire Katrina Sharkey, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, "Ce schéma intégré, participatif et gagnant-gagnant ne fournira pas seulement des sources de revenus alternatives aux populations locales. Il leur donnera aussi un rôle actif essentiel dans la gestion durable des forêts. Ce qui permettra notamment de trouver des solutions à la transhumance, puisque les éleveurs deviendront des acteurs clés de la gestion des forêts ".
Le Projet pour la gestion des forêts classées s'inscrit dans le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin pour la période 2018-2023, ainsi que dans la ligne de son plan d'action pour les forêts (2016-2020).
Il est également conforme à la stratégie nationale et au plan d'actions pour la conservation de la diversité biologique au Bénin (2011-2020), dont l'objectif est de promouvoir la restauration durable du couvert végétal afin de relever le défi climatique.
G.A.