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Indice de perception de la corruption 2018: Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100

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Indice de perception de la corruption 2018: Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100

L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) vient d’être rendu public. La situation est alarmante sur le plan mondial. L’étude affiche une amélioration d’un point pour le Bénin par rapport à 2017 bien que le pays ait conservé le même rang. Ces résultats ont été dévoilés, hier mardi 29 janvier à Cotonou, par la présidente de Social Watch, Blanche Sonon, lors d’un point de presse.

Les données de l’Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 de Transparency international (Ti) sont alarmantes sur le plan mondial. Le Bénin s’en sort avec un score de 40 sur 100 et maintient son rang de 85e sur 180 pays ou territoires.
À l'échelle mondiale, les données sont inquiétantes. Plus de deux- tiers des pays ont un score inférieur à 50 sur 100. La moyenne mondiale est de 43 sur 100.
Les pays les plus corrompus du monde se trouvent en Afrique. Il s’agit de la Somalie et du Soudan du Sud qui ont respectivement réalisé des scores de 10 et 13.
Avec des scores respectifs de 88 et 87, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont inscrits au rang des pays les plus ‘’intègres’’ au monde.
Au niveau régional, l’Europe occidentale, avec une moyenne de 66 points, obtient le score le plus élevé. A l’opposé, les régions les moins bien notées sont l’Afrique subsaharienne avec une moyenne de 32 et l’Europe de l’Est et l’Asie centrale avec un score moyen de 35.
Il en résulte qu’en matière de lutte contre la corruption, la majorité des pays évolue à pas de tortue tandis que d’autres sont restés figés. Ces résultats ont été annoncés à la faveur d’un point de presse ce mardi 29 janvier par Social Watch, contact national de Transparency international à Cotonou.
L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2018 s'appuie sur treize enquêtes et évaluations d'experts pour mesurer la corruption dans le secteur public au niveau de 180 pays et territoires, en attribuant à chacun une note allant de zéro (très corrompu) à 100 (pas corrompu).
Pour le compte de cette année, Transparency international s’est focalisé sur « la corruption et la démocratie ». Sur ce point, le rapport relève « l'incapacité persistante de la plupart des pays à contrôler efficacement la corruption. Ce qui contribue à une crise de la démocratie dans le monde ».
Analysant le phénomène dans le secteur public, Transparency international a constaté que la corruption peut contribuer à un recul des institutions et des valeurs démocratiques.
Relativement à cet aspect, la présidente de Social Watch Bénin, Blanche Sonon, souligne que la démocratie va au-delà des élections libres et équitables. «Notre analyse examine la démocratie au-delà du processus électoral pour se concentrer sur une compréhension holistique de la qualité de la démocratie, surtout la démocratie financière », développe-t-elle.
Elle explique que la structure qu’elle dirige s'efforce de travailler pour la mise en œuvre des recommandations du Rapport d’évaluation du Système national d’intégrité (Sni).

Les cinq recommandations de Social Watch

Au regard de ces résultats, Social Watch recommande aux acteurs politiques béninois « de rendre accessibles au public toutes les informations relatives à la gestion des finances et des marchés publics », de «renforcer l’indépendance des institutions de contre-pouvoir et de garantir leur capacité à fonctionner sans intimidation ». Le réseau invite également les pouvoirs publics à « combler le fossé entre la législation et les pratiques de lutte contre la corruption ».
Aussi, recommande-t-il de «soutenir les organisations de la société civile de contrôle citoyen des dépenses publiques, et de « soutenir des médias libres et indépendants, en assurant la sécurité des journalistes et leur capacité à travailler sans intimidation ni harcèlement ».