Accueil 24h au Benin Géneviève Boco Nadjo fait le point des préparatifs à la Cena

Géneviève Boco Nadjo fait le point des préparatifs à la Cena

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La vice-présidente de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Géneviève Boco Nadjo était l'invité de l'émission ‘'90 mn pour convaincre'' de la radio nationale, ce dimanche 13 janvier 2019. Au cours de l'émission, elle a fait le point des préparatifs et des innovations au niveau de la Cena pour un bon déroulement des élections.
Selon la vice-présidente, la Cena a déjà organisé trois ateliers relatifs notamment à l'appropriation de la loi sur la Charte des partis politiques et la loi sur le Code électoral. « Ces différentes lois comportent une nouvelle disposition qu'il était important de mettre à la disposition de tout un chacun », a-t-elle souligné. Mme Nadjo à ajouté que l'institution en charge de l'organisation des élections a également eu à former les formateurs nationaux des agents électoraux, ainsi que l'organisation d'un atelier d'harmonisation des budgets sectoriels des ministères et institutions impliquées dans l'organisation des élections. Pour Géneviève Boco Nadjo, la Cena a déjà établi le chronogramme des activités à mener pendant le cycle électoral. Le corps électoral étant convoqué pour le 28 avril 2019, « nous sommes déjà à l'œuvre pour établir le calendrier électoral », a-t-elle précisé.
La vice-présidente de la Cena a également exposé les innovations en cours à la Cena pour une meilleure organisation des élections. Pour la gestion des dossiers de candidature par exemple, elle a informé qu'un logiciel permet désormais de voir dans quelle mesure il y a des doublons, de savoir si la personne en question est véritablement sur la liste électorale, de savoir si cette personne n'est pas frappée d'une question inéligibilité et autre, de gagner du temps dans la gestion des dossiers de candidature. Pour ce qui concerne le recrutement et la gestion des agents électoraux, Géneviève Boco Nadjo renseigne qu'à ce niveau, il y a près de 14 000 postes de vote ; et dans chaque poste de vote, on doit avoir au moins trois agents électoraux. « Nous avons 546 coordonnateurs d'arrondissements, ça fait des milliers d'agents électoraux à gérer de façon manuelle, c'est beaucoup de temps, c'est beaucoup d'énergie à dépenser et ces logiciels permettent d'aller vite et de travailler avec beaucoup plus d'efficacité », s'est-elle réjouie.
Les innovations dans l'organisation des législatives prochaines, selon la vice-présidente de la Cena, concerne le matériel électoral. L'innovation principale à l'en croire, se situe au niveau « des enveloppes inviolables ». « Des enveloppes en plastiques avec un matériel fait de sorte que lorsque vous collez cette enveloppe là, vous ne pouvez plus l'ouvrir sauf si vous utilisez l'outil nécessaire, une pairs de ciseaux », a expliqué Geneviève Boco Nadjo.
Elle n'a pas manqué de relever au cours des échanges, les difficultés auxquelles la Cena est confrontées pour ces élections, notamment en ce qui concerne le matériel électoral. La principale difficulté soulignée par la vice-présidente de la Cena est celle du délai dans lequel ce matériel est commandé. « Il est important que nous ayons les moyens financiers à temps pour lancer les commandes dans les délais requis afin de les obtenir dans les délais espérés pour les acheminer dans le dernier poste de vote sur toute l'étendue du territoire national », a-t-elle souhaité. La date du scrutin étant fixée au 28 avril, dès lors que le ministère des finances mettra à la disposition de la Cena les moyens nécessaires pour ce faire, les différentes commandes doivent pouvoir être organisées, a expliqué Geneviève Boco Nadjo.
Elle a émis le vœu que les moyens soient mis à la disposition de la Cena au plus tôt. Même si à partir de lundi nous avons les moyens, propose-t-elle, les différents marchés seront lancés pour l'obtention du matériel dans les délais requis. « Lorsqu'on n'arrive pas à le faire dans le délai, on n'arrive plus à respecter les procédures de marchés publics et du coup, le prestataire enfonce sur nous, voyant que nous sommes dans le besoin, ils renchérissent les coûts, la qualité ne suit pas souvent, puisqu'on n'a pas le temps de vérifier la qualité dudit matériel, on le reçoit au dernier moment avec tout ce que ça comporte comme préjudices à l'organisation du scrutin », a-t-elle expliqué.
F. Aubin AHEHEHINNOU