Accueil ACotonou Gouvernance locale à Banikoara, Tchaourou et Malanville : Les projets de budget...

Gouvernance locale à Banikoara, Tchaourou et Malanville : Les projets de budget primitif, gestion 2019, en souffrance

32
0
PARTAGER
La situation demeure plus complexe à Banikoara

Depuis quelques jours au Bénin, l’heure est à la tenue des quatrièmes sessions ordinaires au niveau des conseils communaux. Consacrées à l’adoption des projets de budget primitif gestion 2019 des communes, ces rencontres se sont malheureusement soldées par des non- lieux à Banikoara, Malanville et Tchaourou. C’est suite à des divergences persistantes entre les conseillers.

Les communes de Banikoara et Malanville dans le département de l’Alibori et de Tchaourou dans le Borgou, attendent toujours d’être fixées sur leur budget primitif, gestion 2019. La cause, les conflits internes latents au sein des conseils communaux.

A Malanville, lundi 26 novembre dernier, ce sont des conseillers qui ont rejeté les 12 points soumis à l’ordre du jour de leur session dont l’examen et l’adoption du budget primitif exercice 2019, puis le document du Pta 2019.C’est la preuve que la crise au sein du conseil communal que préside le maire Inoussa Dandakoe est loin de connaître son dénouement.
Pendant ce temps à Banikoara, c’est une session extraordinaire qui a été convoquée d’urgence. Cela, 72 h après celle ordinaire au cours de laquelle devrait s’opérer le vote du budget primitif gestion 2019 de la commune.
En effet, lors de la quatrième session ordinaire, le maire Bio SarakoTamou et des membres de son conseil ont procédé à des délibérations que le préfet de l’Alibori a fait annuler. Ce qui oblige le maire à convoquer une session extraordinaire. «Le motif du rejet du Plan annuel d’investissements (Pai) et du projet de budget primitif était seulement la non-convocation de session extraordinaire devant statuer sur le vote de défiance à mon encontre », a expliqué le maire. L’autorité, soutient-il, a jugé que ce motif n’est pas rattaché au document budgétaire en discussion notamment le respect des principes et cadrages budgétaires, la pertinence des projets proposés. « Elle a dit que la délibération est entachée d’illégalité interne. Considérant aussi les nécessités d’intérêt général, il était important pour nous de convoquer à nouveau le conseil afin de pouvoir statuer sur le Pai et le projet de budget primitif », a insisté Bio Sarako Tamou.

Récurrent boycott

Seulement 7 conseillers sur les 29 du conseil communal avaient pris part à la session budgétaire. Alors que les autres avaient opté pour le boycott, ils ont examiné et adopté le Pai composé de 28 projets d’un coût de 817 821 368 francs Cfa et le projet de budget primitif de 2019 de la commune qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 2 346 350 000 francs Cfa. Voter ce budget primitif pour permettre au maire de continuer à gérer la commune, font observer Pascal Kora Bata et les autres conseillers dissidents, ce serait un non-sens. Ils tiennent à tout prix à cette session extraordinaire pour le vote de défiance, refusant d’accepter les excuses présentées par le maire.
C’est depuis près de 4 mois que le Conseil communal de Banikoara est secoué par une crise. Sur les 29 conseillers qu’ils sont, 22 n’approuvent plus la gestion du maire. Ils l’ont invité à convoquer une session extraordinaire pour le soumettre à un vote de défiance.
Au même moment, c’est celle de Tchaourou qui a été renvoyée dans quelques jours. C’est la conséquence d’une fronde survenue à l’ouverture de la session, vendredi 30 novembre dernier. Seize membres du Conseil communal reprochent au maire Sounon Bouco Bio de ne pas prendre en compte certaines de leurs préoccupations.Excédés, ils ont préféré quitter la salle de délibération de l’hôtel de ville, laissant le maire, ses deux adjoints, deux autres membres du conseil et des agents de l’administration communale.
Après quelques minutes de concertation, Sounon Bouco Bio et ceux restés à ses côtés décident de négocier avec les 16 conseillers mécontents. Malheureusement, les deux groupes d’émissaires qu’ils ont dépêchés vers eux, ne réussiront pas à les amener à revoir leur position.Finalement, le maire a accepté à leur requête. Aussi, s’est-il résolu à convoquer la session extraordinaire exigée pour le jeudi 6 décembre prochain et celle budgétaire, le lendemain, vendredi 7 décembre.
En effet, le maire n’a même pas eu le temps d’ouvrir la séance. A peine a-t-il fini de prononcer les premiers mots que les 16 conseillers lui ont opposé une question préjudicielle.
Justifiant leur attitude, le porte-parole des frondeurs, Chabi Konlo Chabi, a indiqué qu’ils ont demandé la convocation d’une session extraordinaire pour discuter d’un certain nombre de questions. Ce à quoi leur maire n’a pas accédé, préférant les convier à une session budgétaire portant sur 12 points. Tout en dénonçant cette attitude, le conseiller Chabi Konlo Chabi y voit une stratégie pour jouer sur leur sensibilité.

  • Benin
  • Informations
  • Gouvernance locale
  • banikoara
  • Tchaourou et Malanville