Accueil 24h au Benin Trois avocats admis au barreau du Bénin

Trois avocats admis au barreau du Bénin

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La Cour d'appel de Cotonou a abrité, ce jeudi 15 novembre 2018, la cérémonie d'admission de nouveaux avocats au barreau de Cotonou. Henri Venance Araba, Dikpo Télesphore Toliton et Abdoulaye Afani sont les trois récipiendaires.
Admis pour leur stage d'intégration au barreau du Bénin, les trois récipiendaires ont reçu le quitus de tous les corps judiciaires notamment, la chambre des huissiers de justice, l'ordre des notaires, l'ordre des avocats et le ministère public représenté par le procureur.
La cérémonie d'admission au barreau des avocats a été dirigée par le président de la Cour d'appel de Cotonou.
Il a été rappelé aux récipiendaires les règles qui régissent la profession de l'avocat et les difficultés inhérentes à la profession.
Avant leur prestation de serment, l'ordre des avocats a notifié au procureur de la République l'admission de trois avocats.
Le 4 octobre 2018, le conseil de l'ordre avait prononcé l'admission des avocats dont notification a été fait au procureur par le secrétaire de l'ordre, Maximin Cakpo Assogba.
Une fois l'admission notifiée au procureur de la République, aucun recours n'a été relevé contre ces avocats.
Le président de la Cour d'appel de Cotonou, Hubert Arsène Davo, ayant présidé la cérémonie a donné au nom du procureur de la République le quitus d'exercice de la fonction d'avocat à Henri Venance Araba, Dikpo Télesphore Toliton et Abdoulaye Afani en les renvoyant à leurs diffèrents lieux de stage. Pour le représentant de la Chambre nationale des huissiers de justice, « la cérémonie de ce jour loin d'être un acte simple est de haute qualité, une moment mémorable ».
« Nous avons le devoir de leur rappeler les règles de l'avocat. En dehors de ses ambitions, il y a des difficultés qui ne doivent éloigner l'avocat de son serment », a-t-il rappelé.
Selon lui, « l'avocat doit exercer sa fonction en toute impartialité et en toute conscience ».
Et la trempe des trois récipiendaires le rassure davantage. « Je suis convaincu que vous serez à la hauteur de la tâche au regard de votre qualité morale », souligne-t-il.
Me Djossouvi Michel olympique, représentant de la Chambre nationale des notaires, affirme que « lorsque cette auguste Cour vous aurait autorisée, elle aurait permis de réaliser vos rêves chers ». Il confie aussi que « C'est un grand jour de votre vie professionnelle ».
En son nom, il déclare : « Les notaires du Bénin adressent leurs félicitations aux heureux du jour. Nous notaires seront toujours à vos côtés. Ensemble nous ferons notre mieux et arrivés à surmonter les difficultés de notre temps ».
Le Bâtonnier de l'ordre des avocats, Me Détchénou dresse quant à lui une longue liste des maux qui minent la profession. Pour lui, les récipiendaires sont venus au moment où la justice est qualifiée de tous les noms. « Il y a comme une confiscation de pensée, en vient à anéantir toute réflexion », déclare-t-il. Il a dénoncé ce qui se passe dans la justice béninoise, les difficultés des avocats à plaider librement, la liberté de pensée.
Le bâtonnier rappelle qu'il faut se conformer aux règles, aux lois à l'exigence de l'ordre. C'est un organe qui régule le secteur. Pour le Ministère public, il s'agit d'une tradition. Il dira que la cérémonie à un statut légal. Ainsi, toute personne titulaire d'un master en droit ou d'un diplôme reconnu peut être admis à l'ordre. Mais il faut être de bonne moralité, avant de s'engager solennellement devant le procureur en acceptant d'exercer le métier dans la dignité.

Giscard AMOUSSOU