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Assassinat et complicité d’assassinat, 40e dossier: La perpétuité pour les quatre meurtriers d’un bossu

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Assassinat et complicité d’assassinat, 40e dossier: La perpétuité pour les quatre meurtriers d’un bossu

Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida alias Jean Boudé ont tous été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, jeudi 21 juin dernier, par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Ils étaient à la barre pour répondre des crimes d’assassinat et de complicité d’assassinat commis, samedi 9 avril 2011, sur le bossu
Gbirifa Issifou Sabi à Banikoara.

La cour d’assises céans à la cour d’appel de Parakou, jeudi 21 juin dernier, a déclaré Orou Sira Orou Bata, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida coupable d’assassinat et de complicité d’assassinat, crimes prévus et punis par les dispositions des articles 59, 60, 295 à 298 et 302 du Code pénal. Présidée par Edouard Ignace Gangny, elle les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
A la barre, les quatre inculpés poursuivis pour assassinat ou complicité d’assassinat n’ont pas reconnu les faits. Leurs casiers judiciaires figurant au dossier ne font mention d’aucune condamnation antérieure et l’enquête de moralité réalisées à leurs égards, leur est favorable.
Ce qui, toutefois, n’a pas empêché l’avocat général, Alexis Mètahou, dans ses réquisitions, de démontrer leur culpabilité dans le dossier. Il a demandé de déclarer Orou Sira Orou Bata coupable du crime d’assassinat et de le condamner à la réclusion criminelle à perpétuité. Quant aux trois autres, il a prié la cour de les retenir dans les liens de l’accusation de complicité d’assassinat et d’infliger à chacun d’eux 20 ans de réclusion criminelle.
Pour le bâtonnier Yvon Détchénou et Me Charles Badou, Romain Dossou et Nadine Dossou Sakponou, le dossier manque d’éléments pour établir l’imputabilité des faits à chacun de leurs clients. La défense a plaidé, dans son ensemble, l’acquittement pur et simple. « Il vaut mieux se hasarder à sauver un coupable que de laisser condamner un innocent », ont-ils tous insisté. Selon eux, la seule constance qui apparaît dans le dossier, c’est que le bossu Sabi Gbirifa Issifou a perdu la vie, sinon qu’il est vide. « Tant que les actes positifs ne sont pas établis, on ne peut pas entrer en condamnation », ont fait observer le collège d’avocats défendant les intérêts des accusés.

Les faits

Les faits soumis à l’examen de la cour présidée par Edouard Ignace Gangny qui avait comme assesseurs, Abdou-Moumouni Gomina Seïdou et Genviève Sohou, remontent au vendredi 8 avril 2011. Ce jour-là aux environs de 19 h, Sabi Gbirifa Issifou, un bossu, était couché devant la boutique de Tchéba Tchanyenou, dans le village Ounet, commune de Banikoara. Quelques instants après, il a été rejoint par Orou Sira Orou Bata et Gogué Bio qui ne sont pas connus du propriétaire des lieux.
A trois, ils ont bu ensemble et ont quitté les lieux avec une autre bouteille contenant un liquide. Le lendemain, le corps sans vie de Sabi Gbirifa Issifou a été retrouvé amputé de la bosse qu’il portait.
Dans la journée du samedi 9 avril 2011, Idrissou Soukourou et d’autres personnes ont quitté Gogounou et se sont rendus à Ounet au domicile de Orou Sira Orou Bata. Celui-ci leur aurait remis un sac contenant une bosse humaine. Idrissou Yacoubou et Ayouba avaient pour mission de trouver un acquéreur.
De retour à Gogounou, Séidou Yacoubou est allé voir Noël Guida dans son service pour lui remettre le colis. Orou Sira Orou Bata a été appréhendé. Par la suite, Idrissou Soukourou, Séïdou Yacoubou et Noël Guida ont été interpellés.