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Coopération entre le Bénin et l’Oif : Une feuille de route « très ambitieuse » adoptée

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Coopération entre le Bénin et l’Oif : Une feuille de route « très ambitieuse » adoptée

La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a été reçue, ce jeudi 14 décembre à la Présidence de la République. Les échanges avec le chef de l’Etat ont été marqués, entre autres, par la mise en place d’une feuille de route régissant le cadre d’intervention de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) au Bénin et la signature de l’Accord-cadre «Libres ensemble » ont ponctué la rencontre entre les deux parties.

Le ‘’Bénin révélé’’ que projette le président de la République, Patrice Talon trouve à travers la Francophonie, un appui important. Le tête-à-tête qui a eu lieu, ce jeudi 14 décembre à la présidence de la République entre Michaëlle Jean, secrétaire générale de Francophonie et le chef de l’Etat a abouti à plusieurs projets importants. Certains seront portés par le Bénin sous l’impulsion de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) tandis que d’autres visent à renforcer le leadership et l’entrepreneuriat des jeunes et l’économie numérique.
De la synthèse des échanges faite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, on retient que le président Patrice Talon « a accepté de porter un projet majeur, celui de la création du réseau des ministres en charge de l’Economie numérique sous les auspices de l’Oif ». Il a souhaité, poursuit-il, « que notre pays conduise ce nouveau chantier mais avec l’appui de la secrétaire générale dont il a sollicité le savoir-faire pour que nous puissions, très rapidement, dans le cadre de l’Oif, mettre en place ce réseau ». « Nous allons discuter des contours et des différentes dimensions qu’un tel projet devrait prendre en compte avec la délégation de la Francophonie », a assuré le ministre Aurélien Agbénonci.
La secrétaire générale de la Francophonie marque son accord pour ce pari en promettant de s’y associer, surtout que le Bénin veut devenir, martèle-t-elle, un lieu de référence pour les économies numériques et la gouvernance numérique. «Nous sommes là et répondrons présents au rendez-vous. Le chef de l’Etat veut que nous portions ensemble ce nouveau réseau», s’est-elle engagée ensuite. Pour Michaëlle Jean, il faut travailler maintenant à rassembler les énergies et œuvrer pour la consolidation des partenariats publics-privés qui doivent être dotés d’outils de pilotage pour une vraie responsabilité partagée entre le secteur privé et le secteur public.
Les deux personnalités ont aussi échangé sur des sujets prioritaires et surtout par rapport à la feuille de route de l’Oif qui constitue un appui à l’innovation et au désir du Bénin de se révéler autrement, a aussi fait savoir le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Plusieurs membres du gouvernement, notamment ceux concernés par les projets de l’Oif, de même que les responsables aux plans régional et national de l’organisation ont aussi pris part à la séance.

Accord-cadre « Libres ensemble » signé

« Nous avons établi très clairement les pôles à renforcer dans cette coopération très agissante entre la Francophonie et le Bénin. Nous avons déjà 47 ans de travail en commun, mais maintenant il nous faut dynamiser cette feuille de route très ambitieuse que les chefs d’Etat et de gouvernement nous ont confiée », indique Michaëlle Jean. Ce qui la réjouit particulièrement, après la séance avec le chef de l’Etat et le gouvernement béninois, c’est la signature de l’Accord-cadre «Libres ensemble ».
« Les mots sont forts. Je dirais que le Bénin fait une fois encore figure de précurseur puisqu’il est le premier Etat à s’approprier au plan national cette initiative pour en faire une composante à part entière de sa stratégie jeunesse», salue-t-elle.
« Libres ensemble » est une initiative authentiquement construite avec les jeunes de tout l’espace francophone pour réaffirmer sans cesse leur apport dans l’action et le dialogue, détaille Michaëlle Jean. Selon elle, ils sont des centaines de millions au sein de la Francophonie à vouloir que la vie triomphe face à ceux qui incitent à la haine et à la violence et l’Oif compte bien les y accompagner. Cette initiative, rappelle-t-elle, a été lancée en mars 2016 et est vite devenue « un vaste mouvement qui cré entre des jeunes de tous les horizons des cinq continents, des maillages motivés par un désir d’être ensemble et d’entreprendre librement, d’innover, d’agir et d’être des passeurs de changement. Tout le contraire de l’embrigadement donc, fait observer la patronne de l’Oif qui salue la jeunesse béninoise qui, espère-t-elle, portera haut et fort l’initiative.
La signature de cet accord lance, d’après elle, un signal d’écoute de l’Etat béninois à la jeunesse béninoise et francophone et témoigne d’une volonté du gouvernement de travailler plus encore avec les jeunes, de façon inclusive et participative. « Que ce signal envoyé aujourd’hui fasse échos. Il faut investir dans l’audace et la pluralité de la jeunesse », incite Michaëlle Jean qui se dit déjà satisfaite des efforts des jeunes béninois sur certains projets. Ces projets, elle s’engage à les soutenir et à mettre en relief les incubateurs dédiés au numérique, à l’économie verte et à l’économie bleue que son organisation soutient déjà. Ces jeunes sont dans des filières innovantes et il leur faut maintenant, suggère-t-elle, un passage à l’échelle et une mise en compétitivité pour mettre en renfort un système normatif pour des labels et pour la certification.