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Affaires chefferie traditionnelle à Parakou/ Trois morts suite à des affrontements entre protagonistes

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L'état des lieux où la bagarre s'est produite

Affaire chefferie traditionnelle à Parakou

Trois morts suite à des affrontements entre protagonistes

Le différend qui oppose Akpaki Bourou Gobi Gninsè et Akpaki Souanrou II à la cour royale de Parakou est loin de connaître son dénouement. En témoignent les affrontements survenus entre leurs protagonistes, vendredi 16 juin dernier. Le bilan macabre enregistré est de trois morts, sans oublier de nombreuses personnes blessées et d’importants dégâts matériels.

 

Depuis vendredi dernier, i un calme relatif règne au palais royal de Parakou et dans ses environs immédiats, avec la présence dissuasive des forces de l’ordre dont l’effectif a été renforcé. Il a fallu leurs interventions musclées, , pour ramener l’accalmie sur les lieux. Mais pour combien de temps ? Telles des braises ardentes couvant sous la cendre, les partisans de Akpaki Bourou Gobi Gninsè et Akpaki Souanrou II vont continuer à se regarder en chiens de faïence.

En effet, la crise au palais royal de Parakou a connu depuis vendredi 16 juin, un énième rebondissement marqué par des affrontements meurtriers entre les protagonistes de Akpaki Bourou Gobi Gninsè et Akpaki Souanrou II. Des informations recueillies sur les lieux, il ressort que ce sont des jeunes qui étaient porteurs d’un message d’interdiction de prière au roi Akpaki Souanrou II, installé à quelques encablures du palais royal des Koburu, qui ont été pris à partie. Au cours de la bagarre qui a dégénéré, les membres des deux parties aux prises se sont attaqués à coups de gourdins et de couteaux. La police est intervenue pour rétablir l’ordre, en attendant le résultat de l’enquête qui a été aussitôt ouverte.

Des traces de sang avec des objets ensanglantés étaient visibles dans la cour où est installé Akpaki Souanrou II, le roi non reconnu par les autorités administratives. Ce qui indique que les combats ont été âpres. Une personne est décédée sur le champ. Parmi les blessés graves évacués au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou, deux autres personnes ont également rendu l’âme.

L’état des lieux après les bagarres du vendredi dernier

Difficile est la gestion de la succession du 27e roi, Akpaki Boukounin II. Face à l’actuel occupant du trône, Bourou Gobi Gninsè, il y a Akpaki Souanrou  qui officie depuis son domicile.

Informé de la situation, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Parakou aurait pris le dossier en mains. Les auteurs des actes de violence seraient recherchés. Actuellement, le palais est toujours occupé par Bourou Gobi Gninsè, alors qu’il n’y a plus personne dans celui où Akpaki Souanrou s’était installé précédemment.  Aux dernières nouvelles, une rencontre est prévue entre la mairie et la police pour prendre les dispositions qui s’imposent.