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La scène s’est passée, mardi 6 juin 2017. Les tours administratifs sont restés dans le noir pendant plus de 2heures d’horloge. La raison, la maison doit plus de 52 millions FCFA à la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Pour contraindre l’Etat à solder ses comptes, la Sbee a envoyé ses agents enlever les compteurs électriques qui alimentent les tours. C’était la panique générale dans la maison qui abrite plusieurs ministères dont celui de la justice. Une délégation d’agents et responsables à divers niveaux s’est alors rendue au siège de la Sbee pour supplier la direction générale de remettre les compteurs en prenant le ferme engagement que la dette sera soldée dans les plus brefs délais. Ce à quoi la direction de la Sbee a fini par répondre favorablement après plus de 2heures de négociations. Temps pendant lequel toutes les activités étaient bloquées dans les différents ministères qui sont logés dans les deux tours administratifs. Il est vrai que la maison dispose d’un groupe électrogène. Mais faute de carburant, le groupe électrogène qui devrait prendre le relai ne fonctionne pas depuis un certain temps, selon nos sources. Ceci du fait que les ministères se renvoient la responsabilité pour ce qui est de l’achat du gasoil qui permet au groupe électrogène d’alimenter la maison. Sous le régime défunt, les ministères prenaient en charge, à tour de rôle, l’achat du gasoil. Mais depuis l’avènement de la Rupture, aucun des ministères ne veut assumer cette responsabilité. Est-ce parce que le gouvernement de la Rupture n’a pas encore validé jusqu’à ce jour les Pta de chaque ministère ? Actuellement quand il y a coupure, les agents croisent les bras en attendant le retour de la lumière. Le fait que la Sbee soit obligée d’enlever les compteurs électriques pour non payement de factures est la preuve que dans les ministères, ça ne va pas.

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Le gouvernement du Bénin n’enfreint aucune disposition du Cames en organisant les examens de licence et Master. C’est la substance du courrier de l’organisation panafricaine en charge de l’enseignement supérieur. Toute chose qui vient clouer le bec aux pourfendeurs de l’initiative.

Contrairement à ce que semble démontrer les frondeurs, la réforme du gouvernement ne dérange nullement le Cames. Dans son courrier envoyé à l’autorité en charge de l’enseignement supérieur, le Secrétaire général de l’organisation Bertrand Mbatchi s’est voulu plus que clair. « S’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement pour répondre stratégiquement à un programme national, le Cames ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat », a-t-elle fait savoir. Un peu fidèle à la ligne des assises de Cotonou tenues en avril 2013, l’autorité de l’instance sous régionale est revenue sur la question essentielle du respect de la souveraineté des Etats membres. Il rappelle également les limites conférées aux universités dans le cadre de la signature de leur diplôme. « L’accréditation des diplômes par le Cames ne confère pas le droit aux établissements privés de signer leurs diplômes », a-t-il fait savoir. Et il ajoute « Notre instance avait exigé dès l’existence du Pred, qu’en cas de reconnaissance ou d’équivalence que les attestations individuelles des diplômes des bénéficiaires soient délivrées par le Cames, sous réserve des originaux des Pv des Jurys »,. On se fait désormais une idée claire sur la question. Les promoteurs d’universités qui n’ont d’astuce que de se réfugier derrière cette instance pour justifier des arguties désormais fixés. Le ministère de l’enseignement supérieur a carte blanche, la polémique peut enfin prendre fin.
AT

Ouagadougou le 02 Juin 2017

Le Secrétaire Général

Grand Chancelier de l’Oipa/Cames

A

Madame le Ministre de l’Enseignement Supérieur et
de la recherche scientifique du Bénin
Cotonou (Bénin)

N° 0207.2017/Cames/Sg/AA

Objet : Votre lettre n°115/Mesrs/Dc/Sgm/Sa

Excellence Madame le Ministre,

J’ai le respectueux honneur d’accuser réception de votre correspondance du 29 mai 2017.
En réponse, qu’il me soit permis de réaffirmer au préalable que la mission du Cames, notamment dans le cadre du Programme de Reconnaissance et Equivalence de Diplôme (Pred), respecte la souveraineté des Etats membres.
Cette notion de souveraineté a été réaffirmée d’ailleurs à Cotonou au Bénin en avril 2013 lors de la 30ème session du Conseil des Ministres du Cames.
En effet, il a été décidé à cette occasion que tous les diplômes soumis à l’accréditation du Cames devraient être transmis par le ministre de tutelle de chaque Etat.
Ainsi, le Ministère de tutelle possède la latitude de vérifier si les pièces fournies à cet effet sont conformes.
Aussi, s’agissant de la situation conjoncturelle à laquelle votre Excellence est confrontée et qui rentre dans le cadre d’un ajustement pour répondre stratégiquement à un programme national, le Cames ne voit aucun fondement pour justifier son immixtion dans un tel débat.
Je voudrais également préciser pour répondre à l’un des aspects de votre correspondance que l’accréditation des diplômes par le Cames ne confère pas le droit aux établissements privés de signer leurs diplômes. Tout dépend en fait, du statut de chaque pays.
C’est pourquoi notre institution avait-elle exigé dès l’existence du Pred, qu’en cas de reconnaissance ou d’équivalence que les attestations individuelles des diplômes des bénéficiaires soient délivrées par le Cames sous réserve de réception des originaux des Pv des jurys.
Très peu d’établissements souscrivent à cette procédure qui devrait aider à renforcer la transparence que vous recherchez présentement.
Enfin, Madame le Ministre, pour donner suite à une autre partie de votre correspondance, je voudrais de manière télégraphique m’exprimer ainsi :
a) Sur l’expertise du Cames
Il m’est difficile de l’identifier puisque statutairement, seul le Secrétaire Général a mandat de parler au nom du Cames
b) Sur les formations en Lmd
En vue d’accompagner le basculement au système Lmd, le Cames a sorti en 2009, un guide sous la plume de deux de ses experts, le Professeur Amoussouga Gero Fulbert et le Professeur Mewara Mouhammadou : « Construction du Nouvel Espace Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur dans le contexte de la mise en place du système académique Licence-Master-Doctorat (Lmd) dans les établissements d’enseignement supérieur de l’espace Cames ». Ce guide est disponible sur le site web du Cames www.lecames.org

Nous disposons également sur le même site, des référentiels d’auto-évaluation et d’évaluation externe des programmes par le Pred ainsi que les nouveaux référentiels, qualité Cames.

Vos hautes instructions m’obligeraient
Profond respect

Le Secrétaire général

Professeur Bertrand Mbatchi

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